(en espagnol Isla de Pascu et, en langue māori Rapa Nui: "la grande lointaine")
Est une île isolée dans le sud-est de l'Océan Pacifique,
particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moaïs et son unique écriture océanienne, le rongorongo.
L'île, qui est une province du Chili,
a pour coordonnées : 27°09′S 109°27′W / -27.15, -109.45.
Elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti,
l'île habitée la plus proche étant Pitcairn à plus de 2 000 km à l'ouest.
Son chef-lieu est Hanga Roa et l'île couvre 162,5 km²
et comptait 3 304 habitants en 2002 [1].
Elle fut découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen le jour de Pâques,
le 5 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants.
Elle fut annexée par l'Espagne en 1770 et devint possession chilienne en 1888.
Depuis 1995,
le patrimoine exceptionnel de l'île est protégé et inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapanui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.
L E S M O A I
887 statues en mémoire des ancêtres
Les Moaï étaient érigés en mémoire des ancêtres.
Des statues commémoratives commandées par les descendants des chefs d'un clan ou par les chefs eux-mêmes.
Ils étaient là pour protéger les villages contre les mauvais esprits.
Ils fixent les villages des yeux et font dos à la mer (à l'exception de l'Ahu Nau Nau).
La taille des Moaï démontre l'importance de la connaissance des ancêtres de chaque famille tout comme les notions de hiérarchie.
Les Moaï étaient taillés à l'aide d'outils de pierre sur les pentes du volcan Rano Raraku.
Le plus grand d'entre eux mesure 18 mètres de long et pèse 200 tonnes.
Le travail terminé, les géants de pierre sont redressés et acheminés en bordure de mer.
Là, les statues sont hissées sur un Ahu.
De grands yeux, taillés dans le corail sont ensuite placés dans les orbites
Durant la période faste de Rapa Nui,
à l'apogée de la construction des Moaï, les habitants n'exerçaient pas toute leur vie le même métier,
chaque année le grand chef de la tribu désignait une activité pour chacun,
pêcheur, ouvrier dans la carrière de Moaï, paysan...
En conséquence si un ouvrier se trouvait sculpteur dans la carrière de Rano Raraku, il n'avait qu'un an pour sculpter dans la roche son Moaï. Si au bout d'un an il n'avait pas terminé, son Moaï restait en l'état. C'est pour cela que l'on peut trouver autant de Moaï inachevés et voire même achevés en attente de transport dans la carrière de Rano Raraku.






